Ramène ta pioche, on a 10 jours pour enterrer l’Andra

Ramène-ta-piocheLa gestion des déchets nucléaires n’a et n’aura jamais de solution. Ils seront toujours là, que ce soit à 500 mètres sous terre ici à Bure, comme ailleurs. L’urgence n’est pas à leur gestion, mais à l’arrêt de leur production. Si l’industrie de l’atome et l’État souhaitent enterrer le problème aussi vite que possible, c’est bien pour continuer d’en produire. Nous nous opposons à la destruction de nos lieux de vie, dans la Meuse comme ailleurs, ainsi qu’à la poursuite du nucléaire de tout temps.

Nous vous proposons de nous rejoindre à Bure du
1er au 10 août pour prendre le temps d’amplifier ensemble l’opposition concrète à CIGEO et son monde.

LE TOMBEAU DU NUCLEAIRE
Après un demi-siècle d’empoisonnement, l’industrie nucléaire n’a pas de solution face à la radioactivité des déchets nucléaires.  Partant de
cette incapacité, l’État veut imposer l’enfouissement et ses méthodes toujours plus mafieuses : mascarade démocratique, accaparement des territoires, autoritarisme et violence. Après s’être faite dégager de nombreux autres sites dans les années 80, l’Agence Nationale pour
la gestion des Déchets Radioactifs en France (ANDRA) s’est installée pour une étape de recherche dans le département de la Meuse, à
Bure, depuis 1993.

Zone à faible population (7 habitant-e-s/km2), Bure est un endroit rêvé pour entasser les pires déchets de l’inhumanité. Depuis 2001 existe un
laboratoire souterrain et en 2006, malgré la conclusion du Débat Public comportant des réserves sur le stockage profond, l’ANDRA projette de le convertir en un «  Centre Industriel de Stockage Géologique  » (le CIGEO). Aucun déchet n’est encore là : le gros du chantier pour l’exploitation du site est prévu pour 2017 et les déchets devraient arriver en 2025.

Nous observons, qu’en plus du laboratoire expérimental, des centres d’archivage et d’une ecothèque (sorte de mémoire de l’état pré- nucléaire) déjà présents, des travaux connexes commencent  discrètement à voir le jour : élargissement de routes, mise en réserve de terres par la SAFER, coupes dans les forêts alentours, etc.
En parallèle, tout un programme d’accompagnement industriel se déploie dans le sud Meuse  : plate-formes de transport de matière
radioactive, plate-formes de stockage pour pièces neuves de centrale, filières scolaires liées au nucléaire.
Les tentatives d’opposition légalistes ont toutes échouées jusqu’alors.
La pétition de 42000 signatures locales demandant un référendum, poubelle  ! La conclusion du débat public de 2006 qui comporte des réserves sur le stockage profond, balayée  ! Les arrêtés municipaux contre l’enfouissement, insignifiants  !

manifDepuis 10 ans, au sein d’un réseau d’associations locales et nationales et en réponse à l’installation du laboratoire de l’ANDRA, une maison a été achetée avec l’aide des antinucléaires allemands, rénovée ensuite grâce aux dons et aux investissements personnels des militant-e-s de passage. Cette maison a vocation à être un lieu d’information  indépendante, d’organisation d’alternatives énergétiques, ainsi qu’un espace d’accueil et de vie collective. Cette « maison de la résistance
à la poubelle nucléaire » a permis aux individu-e-s et collectifs d’ancrer une lutte locale et de permettre la rencontre de nombreuses personnes en lutte.

Si les composantes historiques à Bure mènent sur le terrain depuis 20 ans un travail de sensibilisation, de réseau et de veille des agissements de l’ANDRA de très près, ce projet d’État avance. Pour aller au-delà des formes associatives d’organisation, il devient de plus en plus nécessaire d’agir concrètement contre CIGEO.

POURQUOI NOUS NOUS Y OPPOSONS
Les déchets sont le problème insoluble de l’industrie nucléaire, on ne sait pas les faire disparaître, et ce pour des millions d’années. Leur
gestion est le chaînon manquant du programme nucléaire français.besoin d'head

Que l’on soit pour ou contre le nucléaire, l’élite politique voudrait que chacun-e reconnaisse la nécessité de gérer les déchets. Ce n’est ni plus ni moins qu’une stratégie de dépolitisation de la question, sous prétexte de protéger les générations futures. Mais depuis quand l’industrie nucléaire serait humaniste  ? Si l’État et l’industrie nucléaire étaient cohérents, ils arrêteraient d’en produire de manière complètement schizophrène. Ça nous éviterait toujours de vivre avec les risques liés à l’existence des centrales et aux transports de
matières radioactives.

Alors on nous dit « les déchets sont là », et oui ils sont là, et ils le seront toujours à 500m sous terre. Enterrer la catastrophe ce n’est pas la supprimer  : nous ne sortirons plus du nucléaire. Nous ne voulons ni arbitrer ni «  proposer une solution  » au problème éternel que  représente la gestion des déchets nucléaires, nous ne sommes pas co-gestionnaires, cela reviendrait à produire de l’expertise alternative bénévolement au profit des nucléocrates. Il ne s’agit pas de sensibiliser
l’appareil techno-industriel et politique à une meilleure solution pour la gestion des déchets, mais bien d’arrêter la production nucléaire.

La moitié des déchets qu’ils prévoient d’enfouir ne sont pas encore produits… Les stockages actuels sont pleins, et il s’agit maintenant de cacher les déchets gênants et de faire de la place aux futurs déchets de l’industrie nucléaire. De brandir enfin une solution au plus vite afin de légitimer la poursuite du programme «  électro-nucléaire  ». Autrement dit de perpétuer la catastrophe.

CIGEO répond au même jeu de pouvoir que celui
régissant les industries pharmaceutiques, agro-
alimentaires…

CIGEO, c’est aussi une opération de marketing vers l’étranger qui vise à donner au complexe nucléaire français l’image d’une maîtrise totale,
depuis l’extraction de l’uranium, jusqu’au démantèlement des centrales. Se battre contre CIGEO, c’est combattre la politique énergétique
française, qui veut faire de la France l’interrupteur de l’Europe et du Maghreb. Des EPR à l’enfouissement en passant par la THT, CIGEO  est l’aboutissement d’une série de nuisances et de l’aménagement du territoire imposés par l’industrie nucléaire. Au-delà de bousiller une région entière, l’enfouissement vise à pérenniser la filière électro- nucléaire, partout, et ainsi assurer de beaux jours à la puissance d’État et au capitalisme. Faire miroiter la croissance avec l’extension du marché européen de l’électricité et des innovations industrielles du tout électrique  : des objets connectés aux voitures électriques, aux réseaux intelligents, aux compteurs linky, tout ce beau monde qui nous promet la gestion et l’aménagement de notre cadre de vie.

Les flux de nucléides dégoulineront inéluctablement hors de Bure. Voilà pourquoi nous nous opposons à l’enfouissement, à Bure comme ailleurs. CIGEO nous concerne toutes et tous  !

SE RASSEMBLER CET ETE A BURE
Le blocage du Débat Public de 2013 a permis de redonner un sentiment de force collective à la lutte. La mobilisation de nombreuses personnes opposées au projet localement, y compris de nombreuses associations, témoigne de la volonté de ne plus subir l’impuissance et la dépossession de la lutte face aux mensonges, à la corruption et
aux consultations bidons.
Nous ne voulons pas juste informer mais inverser la balance  : si ce rassemblement contribuera à mettre un éclairage sur la mobilisation à Bure, il sera surtout l’occasion d’actions concrètes.

Nous partageons depuis plusieurs années des expériences collectives et un commun dans nos pratiques : partage de savoir, recherche de notre autonomie, horizontalité des organisations, ouverture d’espaces dans lesquels devient possible l’expérimentation collective, bienveillance des un-e-s vis à vis des autres…
Venir à Bure n’implique pas d’être militant-e écologiste ou antinucléaire, mais signifie qu’on croit en la nécessité de s’organiser au-delà de
luttes locales. Nous construirons ensemble un espace pour y vivre 10 jours d’échanges de pratiques, de discussions à propos des luttes d’ici
et d’ailleurs et sur nos manières de vivre le collectif, dans un esprit anti-autoritaire, soucieux de parer à toute forme de domination.

On abordera la question des luttes actuelles (Bure, ZAD, NoTav, forêt  d’Hambach…) et celle de l’évolution des formes de répression et des
mouvement réactionnaires, afin de mieux anticiper la lutte à Bure et d’envisager des possibles communs. Cela sera aussi l’occasion de nous organiser en vue de la COP21, sommet climatique intergouvernemental prévu à Paris en décembre 2015.

Esquissons d’autres imaginaires pour nos vies…

Le CIGEO prévu à Bure représenterait 99% de la radioactivité française et ferait ainsi partie des projets européens les plus
conséquents des prochaines années.  Le site d’enfouissement des
déchets de Bure (à 500m sous terre) occupe 200ha de terre agricole,
200ha de forêt et une vallée comblée. A cela s’ajoutent 10 millions de
mètres cube de déblais, 2 trains en moyennes par semaine pendant 130 ans. 50  % du volume concerne des déchets non produits ou des pays voisins. L’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) travaille au service du CEA, d’AREVA et d’EDF, parmi d’autres.

Ramène ta pioche PDF

Rencontres internationales – 1er – 10 aout 2015 Bure

“Mieux vaut un instant de vie véritable que des années
vécues dans un silence de mort.” – Michel Bakounine

autonomieIl y aura bien un campement politique à Bure cet été, du 1er au 10 août 2015. Ce sera à Bure comme ç’aurait pu être n’importe où ailleurs. Nous ne manquons certainement pas de terrains de luttes, dans toutes les villes aussi bien qu’à Notre-Dame-des-Landes, Sivens, Roybon, Chambéry, Hambach, Val-Susa, Khimki, Rosia Montana, Gorleben ou
ailleurs.

Venir à Bure, cela ne signifie pas qu’on doive se définir comme militant écologiste ou antinucléaire, mais qu’on croit en la nécessité de s’organiser au-delà de certaines luttes spécifiques, pour créer des passerelles et des énergies communes entre des luttes qui se rejoignent : contre l’autorité et les structures de domination, contre le sexisme, contre le capitalisme, le racisme et le colonialisme, contre les logiques sécuritaires et contre les grands projets d’aménagement du  territoire et de rénovation urbaine. Et, au-delà de notre rapport critique au monde existant, aussi et surtout pour la mise en place d’espaces de
liberté, auto-organisés, où nous réfléchirons à des alternatives concrètes aux systèmes existants, et apporterons une attention particulière a ce que chacun-e puisse y trouver une place et s’y sentir bien.

Il y aura un premier temps long pour partager, construire, échanger, s’engueuler et tenter de développer ensemble des visions collectives à long terme, à partir des réussites et des échecs du passé, mais aussi des enjeux d’aujourd’hui.

Pensé dans une continuité, comme un pas vers des stratégies collectives de long terme, ce campement en deux temps veut  permettre à la fois de souder entre elles les personnes qui s’organisent déjà, et la rencontre avec celles qui ressentent la nécessité aujourd’hui d’exprimer cette révolte que nous ressentons tou-te-s. Pensé hors de l’urgence et hors des agendas imposés, le campement résulte d’une envie de prendre le temps de se rencontrer, tout en se réservant aussi la possibilité d’agir.

A l’issue d’un temps de réflexion et d’échanges entre celles et ceux qui partagent nos convictions, nos manières d’être ensemble et nos luttes, nous voulons sensibiliser et agir plus largement sur le combat que nous menons contre l’industrie nucléaire, à Bure et ailleurs. Alors que l’Andra s’apprête à transformer irrémédiablement la région en poubelle nucléaire, nous voulons nous donner les moyens de renforcer et de
faire vivre une lutte locale sur le long terme, qui soit en mesure de mettre en échec leurs logiques meurtrières.

Il y aura donc aussi des temps d’action autour de la fin de semaine, qui
s’organiseront collectivement et/ou en affinité, selon les modalités et envies qui émergeront parmi les participant-e-s au
campement.

Le campement n’est ni une finalité ni une solution, il n’est qu’un moyen fragile pour permettre la rencontre dans un monde qui nous vole chaque jour un peu plus d’espaces et de libertés. C’est conscient-e-s de cette fragilité que nous invitons chacun-e à venir apporter ses points de vue, ses critiques, ses énergies et ses expériences, ainsi que sa
volonté d’agir sans compromis contre les logiques qui voudraient nous soumettre.

dalton3Nous appelons donc à rejoindre Bure dés le 1er août 2015 pour deux à trois jours de montage du campement, avant de poursuivre sur  plusieurs jours de partage, de discussions et d’ateliers, puis d’action.

Vladimir, Martine & Co.* (*Signature du collectif organisateur, en hommage à notre camarade malgré lui, qui nous a débarrassé du patron de Total.)

vmc@riseup.net

NB : la nourriture sur le campement fonctionne sur le modèle du prix
libre, les individu.e.s et collectifs gèrent leur approvisionnement
d’alcool, qui ne sera pas pris en charge par le collectif d’organisation.

rencontres internationales PDF

De la nécessité de se retrouver

Nous venons des contre­sommets, des campements Action Climat, des villages No Border, des luttes à Notre­Dame­des­Landes, au Val de Suse ou à Sivens, des luttes anti­ nucléaires comme à Valognes,
Montabot ou Bure, des luttes sociales, féministes et anti­autoritaires…

Si toutes ces luttes sont singulières, nous sommes nombreux.ses à y porter les mêmes idéaux d’horizontalité et de réflexions pour combattre toutes les formes de domination.Nous trouvons aussi du commun dans nos modes de vie et d’action. Ces combats se croisent parfois, et se renforcent mutuellement. La logique capitaliste aménage le territoire ravage nos environ­nements et cherche à réduire nos vies au travail et à la consommation. Face à
cela nous répondons par le squat, le blocage, le sabotage, par des
pratiques visant à nous autonomiser de ce monde.

Mais nous constatons que cela n’est pas suffisant. Car si nous gagnons des moments d’auto­nomie, nous perdons du terrain.
Pour se renforcer et approfondir nos liens, il faut créer des moments de
rencontre, confronter nos pratiques de luttes et nos modes d’organisation, réfléchir aux points de discorde qui agitent nos milieux, et ce, loin des calendriers imposés par les sommets et autres farces d’unité nationale.

Cet été, retrouvons ­nous pour un campement autogéré à Bure, en Meuse, là où ils construisent de force un centre international d’enfouissement des déchets radioactifs… Nous voulons
discuter de nos stratégies, avant d’envisager ensemble des modes
d’action collective pour ancrer nos résistances, à Bure comme ailleurs.

Par ailleurs, la prochaine grande messe mondiale du climat (C OP 21)
qui aura lieu à Paris en décembre 2015 va une nouvelle fois focaliser
l’indignation habituelle. Ne nous laissons pas divertir par cette mascarade. Nourrissons nous plutôt des trajectoires transversales déjà créées, du Chiapas à Exarchia, de Ferguson à Villiers­le­Bel.
Nous n’avons rien à voir avec “l’international” de leurs sommets,
pour nous le dépassement des frontières se construit plutôt dans les
liens que l’on tisse entre nos mondes. Notre colère n’est pas réversible. Elle s’organise.

dalton 1dalton2Vladimir, Martine & Co.* (en hommage a notre camarade malgré lui, nous a débarassé du patron de total)
vmc@riseup.net

Article DE LA NECESSITE DE SE RETROUVER PDF

Bure 365 – 100000 PAS À BURE

GRANDE/GROSSE JOURNEE D ACTION A VENIR !!

ob_b6ffc8_100000pas-affiche-compresParce que le projet insensé d’enfouir 100 000m3 de déchets nucléaires les plus dangeureux à Bure se prépare activement, contre l’avis de milleirs de gens et riverains, les associations et collectifs opposés au centre de stockage Cigéo/Bure organisent une journée, car rien n’est joué et c’est à nous d’en décider.

Cette journée aura lieu en deux temps : venez le matin, l’après-midi, ou la journée complète.

Matin : 4 parcours pédestres au choix convergeant tous vers le “labo”

l’Après-midi : rendez-vous devant le “labo”. Temps d’information, de musique, d’échange et de convivialité.

toutes les infos ici : 100000pasabure.over-blog.com

Certains s’organisent déjà pour venir sur la journée ou sur le week-end en bus; n’hésitez pas si vous êtes loin à en faire de même.

et à tout celles et ceux qui veulent rejoindre l’organisation : leshabitantsvigilants@orange.fr

Rappel : à tout celles et ceux qui veulent faire d’autres actions Bure 365 : c’est tous les jours, partout!

Petite action bure365 à Metz

 

J’ai décoré mon vélo, ça c’est pour ceux qui en ont un ! 

Ça interpelle les gens, surtout la phrase « poubelle radioactive à 80 km de
Metz ? »
En fait les gens de Metz … ne savent même ce que c’est que Bure ….robe de
Bure ? monsieur ou madame Bure ? Là, il y a effort de communication à faire…


Chacun peut décorer quelque chose : voiture, landau, panier, sac à main ou à
dos, valise, fenêtre, grille, …. Ou autre chose !

Le vélo à l’envers, c’est un pied de nez à leurs décisions iniques de ce « projet » cigéo. 
aaabure365
Et comme dit François Ruffin dans son journal « Fakir » :
 « Et à la fin, c’est nous qu’on va gagner ! » 

Anti-nucléairement vôtre

Samedi 15 et dimanche 16 novembre 2014, une bande de joyeux lurons profitèrent de l’action rond-point initiée par le réseau sortir du nucléaire, pour rappeler aux habitants du coin leur opposition au projet CIGEO3bis et Syndièse. (rappel : http://nocigeo.noblogs.org/post/2014/07/01/bure365-convergence-nddl-29-juin/)

Deux belles journées donc au rond-point de Thonnance les Joinvilles avec déploiement de messages et tractage sur leurs projets de mégalo.

La plupart des personnes étant super-receptives, de bonnes discutions ont émergés ici et là.

Par la suite un évenement inattendu se produisit : les panneaux GIP du coin ayant tous disparus sous une couleur verte… MYSTERE !

Promenons-nous dans les bois pendant que l’andra n’y est pas…

 Hélas elle continue de s’étendre dans les campagnes meusiennes et haut-marnaises avec habilté, il faut le reconnaître. Cet enrobage corrupteur ne prend pas seulement la forme de grasses subventions, versées aux assos et aux mairies locales mais peut aussi apparaître au milieu des champs sous forme d’une route goudronnée menant … nulle part? Au milieu des champs ? Vers un futur poste de survaillance ? Vers une future installation noséabonde ?

(bientôt une photo!)

Ce week-end (8/9 nov), notre chère agence de supers héros pousse la bienveillance jusqu’à mesurer la qualité de l’air ambiant en posant une balise provisoire à un mètre du sol au bord d’un champ, sous forme d’un camion ente Bure et Mandres (bientôt deux photos!). Plusieurs hypothèses sont possibles : serait-ce pour mesurer le taux de pesticides deversés dans nos campagnes, ou faire un état zéro avant irradiation définitive, ou pire encore, faire des tests de lachés de radio-nucléides grandeur nature (ne s’agirait-il pas précisemment de l’objet du labo?) faisant d’une pierre deux coups en augmentant le bruit de fond local… Toutes ces généreuses avancées ont semble-t-il donné du grain à becqueter à la milice locale. En effet une horde de galinacées s’est agitée frénétiquement dans une triste chorégraphie défilant sous nos fenêtres un nombre incalculable de fois. Visiblement la menace des clowns terroristes est prise très au sérieux, un peu trop peut-être.

Mesieurs les policiers il ne faut pas croire tous ce que disent les journaux !

Seul l’hélico n’était pas de la partie, qu’à cela ne tienne, le kérosène qu’il a utilisé à largement été brulé par ses collègues au sol (y’a pas d’ petites économies, y’en a d’ailleurs pas du tout). Pour les allérgiques au bleu marine, la cagoule est plus que jamais de rigueur.

Petit message de solidarité avec BURE 365 ce 14 octobre à Lingen

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Journée sit-in à l’usine AREVA de Lingen

Mardi 14 octobre , une vingtaine de militantEs ont bloqué l’usine de combustibles nucléaire AREVA de Lingen (Allemagne, Basse-Saxe). Ils ont exigé la fermeture de l’usine qui malgré la sortie du nucléaire annoncée en Allemagne, a l’autorisation de fonctionner indéfiniment pour livrer des barres de combustibles aux centrales nuléaires du monde entier – et en particulier de France. Les mititantEs se battent pour une sortie du nucléaire immédiate et à l’échelle mondiale.
L’action a eu lieu en réponse à la réaction des autorités suite aux précédents blocages de l’usine en 2012 et 2013. La justice poursuit une 30aine de militantEs ayant participé à ces actions. Le premier procès aurait dû avoir lieu mardi, le tribunal a cependant annulé l’audience au dernier moment sans donner de raison. Les militantEs ont choisi de bloquer l’usine quand même. Le message est clair : “nous ne nous laissons pas intimider par la répression!”

Anecdote pour les amiEs de Bure qui luttent contre CIGEO: Un petit message de solidarité à la campagne BURE 365 s’est trouvé inscrit sur le sol…

Ils-elles sont venuEs vers 11h avec des couvertures pour le pique nique, des banderoles et des futs représentant des déchets nucléaires.La police sait lire internet, elle était là avant l’arrivée des manifestantEs qui avaient annoncé leur action sur leur blog antirépression. 4 heures durant, aucun véhicule n’a pu pénétrer sur le site. Le blocage était fort joyeux, jusqu’à ce que la police joue les fauteurs de trouble.Les travailleurs de l’usine voulaient quitter le site, les militantEs ont proposé de les laisser passer une fois en groupe. La police ne voulait pas attendre. Les miltantEs ont laissé passer des voitures deux fois (les piétons n’étaient pas bloqués). Lorsque la police a exigé qu’ils laissent passer une troisième colonne en l’espace d’une demi-heure, les militantEs ont refusé. Ils ne voulaient pas que leur action perde son caractère de manifestation et d’occupation.

La police a finalement déplacé tout le monde de quelques mètres sur le bord de la route. Les militantEs ont réoccupé quelques fois pour quelques minutes la route pour finalement quitter les lieux vers 16h en formant une manifestation sur la route. Le message était clair: „Nous reviendrons!“

 
(il y a d’autres photos dans la Galerie) “Bure 365 c’est aussi ici”

[Bure 365]: Promenons-nous dans les bois pendant que l’ANDRA n’ y est pas …

Ce samedi 11 octobre, l’ANDRA organisait et recevait du public pour une superbe exposition sur nos belles forêts (vous savez celles qu’ils vont détruire pour leurs supers projets ! ).ob_994541_img-6602
Opération de com magistrale avec mise en place d’un numéro vert, réception de scolaires… L’ANDRA n’avait rien laissé au hasard pour faire croire aux meusiens et haut-marnais qu’eux aussi ils aimaient la forêt…

Mais c’était sans compter sur une poignée de militants venus s’inviter devant leur entrée. Ces derniers ont alors déployé deux magnifiques banderoles sur Syndièse et sur le GIP (Graissage Intensif de Pattes) et autres pancartes interpellant les visiteurs. Une bonne partie de la journée passée à pique-niquer, jouer de la musique et à dégouter les bleus et vigiles qui eux n’ont aucun ravitaillement et n’ont pas le droit de rire !

[Bure 365]: Une journée couleur bleu marine.

Reçu le 08 octobre 2014:

ob_eb9b9d_photoEffectivement, comme le dit le titre de cet article, ce jour était sous les insignes des bleus foncés … Entendez par là la gendarmerie bien sûr.

Ce jour, lundi 6 septembre 2014, était jour d’inauguration du projet SYNDIESE à Saudron, un des villages concernés par le projet CIGEO et commune arrosée par le fric poisseux du nucléaire distribué par le GIP.

SYNDIESE qui va avaler les forêts, pour les broyer, ces forets qu’engloutira CIGEO, tiens, la boucle serait bouclée. On s’auto-alimente. Le projet SYNDIESE … Continue reading

Stage grimpe 04&05 octobre

Un stage de grimpe militante est organisé les 4 & 5 octobre prochain à Bure, à la maison de la résistance contre la grosse poubelle nucléaire. Le stage est ouvert à tous-tes, qui n’ont pas le vertige..

Programme (selon méteo):   

  • Samedi : à la maison, découverte du matos, pratiques de sécurité, manipulations le matin … et mise en pratique l’après midi.
  • Dimanche : recherche de nids dans les arbres, visite des bois alentours

Ramène du matos si tu en as, et un peu a manger pour partager…merci de prévenir la maison de la résistance de votre passage pour s’organiser: leherissonvengeur@gmail.com

Carte postale de l’Est

Sans nom rBure, le 10/09/14

Salut !
Je suis en ce moment en vacances en lorraine ! Ce week-end, y’avait Nuke off, et je suis relativement content de ça. Samedi, y’a eu une belle manif sauvage dans les rues de Nancy, une belle occasion de s’exprimer comme sur la photo de la carte postale.
Dimanche après-midi on a fait l’assemblée antinucléaire du grand tEst. On était une trentaine. On a parlé du festival, du fait qu’on avait besoin de mieux communiquer, mais aussi en face de savoir entendre les appels des copains.
Le blog nocigeo pourrait servir plus souvent à faire passer ce genre d’info, et aussi plein d’autres trucs, comme le fait qu’ici à Bure, concernant le projet cigéo, ils continuent d’avancer : forages en forêts, fouilles pour la construction d’un futur bâtiment, et tout et tout…
Y’a besoin de monde sur la zone.
On va tenter d’ici de relayer plus régulièrement l’avancée des travaux et communiquer plus sur le calendrier aussi de ce qu’il se passe. Par exemple, le 6 octobre c’est l’inauguration d’une partie du projet syndièse, pour faire des biocarburants. Ça serait bien que ça ne passe pas comme une carte postale à la poste…

Et toi, quoi de neuf chez toi ?

A bientôt,
Michou

Festival NucK Off – 5&6 septembre à Nancy – contre la poubelle nucléaire de BURE

nukeoffCélà fait plus de 20 ans que la lutte contre le projet d’enfouissement nucléaire à Bure est menée en Meuse et Lorraine en général. De nombreuses actions d’information, manifestations, projections ont été organisées pour informer la population sur le danger du nucléaire et sur ses alternatives. Depuis quelques années un petit festival contre la poubelle nucléaire a été organisé en Meuse pour tenter une approche plus festive.

En 2014, le festival aura lieu à Nancy. Cette ville qui se trouve à une centaine de kilomètres du laboratoire en construction ne semble pas être inquiète, bien au contraire. Les universités, les bureaux d’études, les associations sont financées par Andra et les politiques sont plutôt favorables au projet.

Nous vous invitons à dire Nuke Off! à la poubelle nucléaire et Nuke Off! aux nucléocrates qui empoisonnement nos vies le 5 et 6 septembre 2014 à Nancy.

Ce festival est participatif, autogéré et solidaire. Vous pouvez faire des propositions pour le programme de ces deux jours, sans oublier qu’il n’y a que deux jours. Bien que chacun participe à sa manière, il s’agit d’une mobilisation politique et autour du nucléaire et son monde. Nous voulons orienter le programme dans cette direction. Donner un coup de main pour l’organisation. Nous aurons besoin des outils
de bricolage, du bois, des véhicules, des tentes, la récupe des aliments… et des gens motivés.

Le festival est ouvert à toutes et tous et les comportements et les discours discriminatoires ne sont pas tolérés. Parce que nous sommes contre le pouvoir et la répression qu’exercent les nucléocrates sur nous, on ne va pas tolérer une autre forme de domination de ce monde.

Pas de nucléaire. Pas de racisme. Pas de fascisme. Pas de sexisme. Pas d’homophobie.

La solidarité est un outil fort de nos luttes. Certaines pensent qu’il y a des gentil-le-s militant-e-s et des méchant-e-s militant-e-s, cette idée appuyée par le lobby nucléaire n’a pas sa place sur notre festival. Dénoncer des participants, se désolidariser des militant-e-s qui n’agissent pas de la même manière que nous-même ne veut pas dire que les nucléocrates nous écouteront plus. Face à la répression nous devons rester solidaires.

Michel Nuckofff

Nuke off ! September 2014, 5 and 6th at Nancy

For more than 20 years, the struggle against the nuclear waste burial project in Bure has taken place in Meuse and Lorraine. Lots of info nights, protests, screenings have been organised to inform people about nuclear hazards and their alternatives. For a few years « the little festival against the nuclear waste dump » has been organised in Meuse to tempt a more festive approach.

In 2014, the festival will take place in Nancy. This city, which is about 100 km from the laboratory under construction, doesn’t seem to worry. Universities, engineering departments ; associations are funded by ANDRA and politicians are rather fond to the project.
On 5-6 September in Nancy we invite you to say NUKE OFF to nuclear waste and NUKEOFF to nucleocrats who poison our lives.

This festival is about participating, self-organised and united. You can make propositions about the line-up for these 2 days, but don’t forget it’ll only last 2 days. Although you can participate in the way you like, it’s a real political protest against the nuclear energy and its world. We want the line-up to follow this focus. To give a helping hand to the event. We will need tools, wood, cars, tents, skipped food…. and motivated people !
The festival is open to anyone but discriminatory speeches and behaviour are not accepted. As we are against the power and repression that nucleocrats use, we are not going to accept any other discrimination.
NO NUCLEAR, NO RACISM, NO FASCISM, NO SEXISM, NO HOMOPHOBIA.
Solidarity is an important tool for our struggles.

Some think that there are nice activists and mean ones.. This idea, supported by the nuclear lobby, is not welcome in this festival. To denouce participants, to break away from activists acting in a different way from ours, doesn’t mean that nucleaocrats will listen to us more.
Be united against repression!

Aufruf Festival « Nuke Off »

Seit mehr als 20 Jahren wird der Kampf in der Meuse und in Lothringen gegen das Atommüllendlager in Bure geführt. Zahlreiche Aktionen wie Informationsveranstaltungen, Demos, Filmvorführungen usw. wurden organisiert um die Bevölkerung über die Gefahren der Kernenergie und über die erneuerbaren Energien zu informieren. Seit einigen Jahren wurde in der Meuse das « Kleine Festival gegen das Atommüllendlager » organisiert, um ein auch etwas freudigeres Ereignis zu produzieren.

In 2014 wird das Festival in Nancy stattfinden. Diese Stadt, die sich ungefähr 100 km vom Standort des Labors entfernt befindet, scheint nicht sonderlich beunruhigt durch das Atommüllendlagerprojekt zu sein, ganz im Gegenteil : die Universitäten, die Planungsinstitute, viele Vereine werden von ANDRA subventioniert und die Politiker befürworten eher das Projekt.

Wir möchten Sie am 5./6. September 2014 in Nancy zum Festival « Nuke Off ! dem Atommüll » und « Nuke Off ! der Atommlobby », die unser Leben bedrohen, einladen.

Dieses Festival versteht sich als Kollectiv, selbstverwaltet und solidarisch. Jeder kann Vorschläge zum Programm einbringen, mit der Auflage , dass es sich wirklich nur um 2 Tage handelt. Owohl jeder auf seine Art mitmachen kann, sollte klar sein, dass es sich um eine politische Mobilisation gegen die Atommenergie und ihre Welt handelt. Wir möchten das Programm in diese Richtung lenken und bei der Organisation mithelfen. Wir brauchen eine jede Menge an Werkzeug, Holz, Fahrzeugen, Zelten, Nahrungsmitteln (Recup) und viele motivierte Leute.

Das Festival steht Allen offen, aber diskriminierendes Verhalten und rassistische Diskurse werden nicht toleriert. Da wir gegen Macht und Unterdrückung sind, die die Atomlobby gegen uns ausübt, werden wir keine andere Form von Dominanz in dieser Welt tolerieren.

Keine Atomenergie, kein Rassismus, kein Faschismus, kein Sexismus, keine Homophobie !

Solidarität ist unsere Stärke. Einige meinen es gibt « nette » und « böse » Militanten, aber diese Ideen, die von der Atomlobby unterstützt werden, haben auf unserem Festival keinen Platz. Wir werden nicht mehr Gehör finden, indem wir Teilnehmer denunzieren und unsere Solidarität denen entziehen, die nicht so agieren, wie wir es machen. Gegenüber der Repression müssen wir unter uns solidarisch sein.

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[Convergences]: La justice attaque la lutte de Notre-Dame-des-Landes – Solidarité et résistance !

Depuis l'échec de l'opération César, le gouvernement ne sait plus comment venir à bout de l'opposition au projet d'aéroport de Notre-dame-des-Landes. Sur le terrain, il est incapable d'avancer dans le
calendrier des travaux et ne parvient pas à enrayer la résistance sous toutes ses formes :semis collectifs, occupation de la ferme de St Jean du Tertre,
acheminement d'un hangar au Rosier, multiples reconstructions, recours juridiques en cours.
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Au delà de la ZAD, les comités de soutien sont toujours mobilisés et le mouvement reste massif. La manifestation du 22 Février à Nantes, en
rassemblant 50 000 personnes et 500 tracteurs en fut une démonstration éclatante.

Face à cette mobilisation inédite, et au fur et à mesure que se dessine l'abandon du projet, il ne reste plus au gouvernement que la répression
pour riposter. Depuis le 22 février, il s'y emploie avec acharnement : plus de 30 arrestations, presque autant de condamnations et 3 personnes
actuellement en prison à Carquefou (2 personnes en détention provisoire et une personne pour 1 an ferme). Comme pour tous les procès depuis le début
des expulsions, il s'agit bien d'une opération visant à fragiliser la lutte dans son ensemble.

Nous dénonçons :

• L'usage systématique, comme on l'a vu pendant les expulsions, pendant la manifestation du 22 février et partout ailleurs, des armes dites "non
létales", provoquant de nombreuses mutilations : flashballs, grenades assourdissantes, grenades de désencerclement.

• Les arrestations arbitraires, sur la base de dossiers qui contiennent principalement des photos floues et qui s'appuient en réalité sur une
entreprise de fichage politique généralisée qui touche tous les pans de la contestation sociale.

• Le recours systématique à la comparution immédiate, une procédure expéditive qui empêche les inculpés d'élaborer une défense digne de ce
nom.

• La volonté assumée du parquet et du tribunal de Nantes de faire des exemples, en condamnant le contexte politique plus que les faits eux-mêmes.

Nous appelons donc toutes les personnes sympathisantes de cette lutte à diffuser ces informations et à participer aux rassemblements qui se
tiendront devant le tribunal tout au long du mois de juillet :

• Lundi 7 juillet : Procès d'un zadiste arrêté à Nantes le 18 juin, en détention provisoire actuellement, pour vol, refus de prélèvement ADN et
participation à un attroupement armé le 22 février .

• Jeudi 10 juillet : Procès d'une personne arrêtée à Rennes le 18 juin, en contrôle judiciaire actuellement, pour dégradation le 22 février.

• Mercredi 16 juillet : Procès d'un militant du comité Ile-de-France, arrêté le 14 mai à Paris, pour dégradation le 22 février.

• Vendredi 18 juillet : Procès de 4 personnes, arrêtées le 17 juin, en contrôle judiciaire et en détention provisoire pour l'une d'entre elle,
pour recel, refus de prélèvement ADN et « association de malfaiteurs » à cause de la présence, dans leur véhicule, d'affiches et de tracts appelant
au rassemblement de soutien du 19 juin devant le tribunal.

Face à cette tentative d'isoler des individus et de les faire payer pour l'ensemble du mouvement, nous restons plus que jamais unis ! Unis contre
le projet d'aéroport et contre la répression qui s'abat sur l'ensemble des mouvements sociaux : de la ferme des milles vaches à l'usine Seita, de
Calais au Val de Suse, tenons bon face à la criminalisation de nos luttes!

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Bure365 – Convergence NDDL : 29 juin

Bure/Saudron, le dimanche 29 juin 2014.

Dans le cadre de la convergence vers Notre Dame des Landes et de la campagne Bure365, était organisée ce dimanche 21 juin, une ballade dynamique pour la réappropriation des terres agricoles et la protection des forêts.

L’objectif du jour : L’usine – démonstrateur SYNDIESE, projet de raffinerie de nécrocarburants porté par le Commisariat à l’Energie Atomique (CEA) dont les premières verrues viennent de sortir de terre à la surprise générale.

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SYNDIESE : Faire rouler des bagnoles et voler des avions avec du bois… Niveau absurdité, qui dit mieux ??? Si ce démonstrateur se fait, des gigas raffineries “syndièse” pourraient voir le jour dans plusieurs régions de France et d’ailleurs.

syndiese.cleanedC’est un procédé conçu par les allemands (cf procédé Fischer-Tropsch, Choren,…) mais jamais réalisé par ceux-ci : pas assez rentable, polluant et stupide. Le brevet à vendre, le CEA se jette dessus pour en faire une fierté française. Quand il s’agit d’être cons, nos chers technocrates savent se surpasser et cela confirme encore une fois que le coq est bien le seul animal qui chante fièrement les pieds dans la merde… La nouvelle France industrielle…

Pour construire tranquille, le CEA a déposé un permis de construire pour une unité de broyage de biomasse (= arbres…). Pour ce qui craint encore plus , à savoir la transformation de la biomasse en gaz puis de gaz en hydrocarbure liquide… aucune autorisation n’a été demandée. Circulez, y a rien à voir ! On parle tout de même d’une ICPE/SEVESO, d’une raffinerie d’hydrocarbures avec toutes ses cheminées et les super-tanks autour ! Feront-ils marche arrière si la moitié de l’usine est construite ???

Et pour financer le bouzin, quoi de mieux que récupérer son argent qu’on a versé aux GIP (groupement d’interêt publics 55 et 52) pour l’achat des consciences… euh…  ” l’accompagnement économique” du projet de poubelle nucléaire CIGEO à Bure située seulement à 3km de là !!!

De l’argent public radioactif donc sale, blanchi par les GIP et reversé à soi-même… On dit : ” Bravo le CEA, Bravo l’état ! Vive la mafia ! ”

Malgré une météo plus qu’incertaine, une trentaine de personnes se sont réunies à Bure pour partir à la découverte du territoire, des champs et de la forêt.

P1030007.cleaned1h30 pour aller à Syndièse. 1h30 qui a permis rencontres et discussions, dans un groupe composés majoritairement de “nouvelles têtes”

Arrivés à proximité du site, la fine équipe s’arrête et se regroupe pour envisager les possibilités d’actions, même symboliques, écouter les envies ou les craintes. Nous étions une trentaine, les flics quasiment autant.

P1030014.cleanedEt contrairement au rassemblement du 1er juin… Là… C’est pas les gendy du coin mais le PSIG (peloton de surveillance et d intervention de la gendarmerie) qui garde les lieux. Ca peut reroidir, surtout pour une majorité, non habituée à la confrontation avec les hommes en noir.

bleusnoirs.cleanedAprès une présentation/discussion sur le projet et ses enjeux, il n’était pas envisageable pour la plupart d’entre nous, de repartir comme ça, sans pouvoir exprimer un minimum la rage suscitée par ces projets pourris et cet état totalitaire aux ordres du capital et de ses lobbys. Les terres agricoles, les forêts et nos vies ne sont pas de vulgaires marchandises.

synd vid(cliquez sur l’image pour accès video)

C’est par un concert de cailloux et un renversement des grilles de chantiers qu’elle se manifeste. Nous n’abandonnerons pas les terres et les forêts au CEA.concert2.cleanedconcert.cleanedgrilles.cleanedgrilles2.cleanedC’est là qu’entre en scène, Ludo l’homme boulet, PSIG particulièrement tendu qui s’est jeté sur nous, matraque et gazeuse à la main. Visiblement peu habitué aux terrains escarpés, il a magnifiquement (et heureusement…) exécuté une vautre-roulade qui l’a pour le peu destabilisé et nous a bien fait marrer ! Isolé et rappelé par ses maîtres, il a obéi mais on a bien senti qu’il était chaud bouillant le Ludo ! Un autre se baladait flashball à la main…

Ca y’est, l’état ressort ses chiens d’attaque à Bure/Saudron.

saucialtraitre.cleanedSur le retour vers le bois, une autre grille vole dans les airs, la meute accourt en montrant les crocs sans toutefois sortir de son enclos.

ludogardiendebut.cleaned1h30 pour rentrer au village de Bure, continuer à se rencontrer, discuter et gouter le plaisir d’avoir partagé une action, si modeste qu’elle soit, ensemble.

La journée s’est clôturée sur un débriefing dont l’une des conclusions à retenir est :

” On recommencera, ce n’est qu’un début !”

CEA : DEGAGE !

ANDRA : CASSE TOI !

(video automedia à venir)

 

 

 

 

 

Bure365 / Convergence NDDL : le périple d’Irène

Dans le cadre de la convergence vers Notre Dame des Landes, Irène Gunepin, qui habite à quelques kilomètres de Bure a choisi de rejoindre Bellevue sur la ZAD de NDDL à vélo.

Elle organise tout au long du chemin des soirées infotour sur Bure et la campagne Bure365.

Résumé du parcours et infos :

Dimanche 22 juin • 1ère étape
Rassemblement pour le départ devant l’Andra à 10h30.
Bure – Montiers – Wassy – Montiers en Der – 48 km
Animation musique et chansons à 18 h devant la mairie avec les Bure Haleurs
Résumé d’étape : « C’est parti ! »
Lundi 23 juin • 2ème étape : Montiers-en-Der – Troyes / 62 km
Rencontre chez Reynald Guerin, 123 Avenue Galieni à Sainte Savine
Projection/débat du film “Déchets radioactifs, 100 000 ans sous nos pieds ?” de Dominique Hennequin – Durée : 52 minutes – à 19h30
Résumé d’étape : un article d’étape avec une interview d’Irène
Mardi 24 juin • 3ème étape • Troyes – Villeneuve-sur-Yonne / 72 km
Deux personnes devraient accompagner la caravane pendant la journée.
Projection/débat du film “Déchets radioactifs, 100 000 ans sous nos pieds ?” de Dominique Hennequin – Durée : 52 minutes – Salle du Théâtre – 20h30
Résumé d’étape : quelques bobos !

Mercredi 25 juin • 4ème étape • Villeneuve-sur-Yonne – Montargis / 48 km
Pas de rencontres possible, les personnes en contact s’en sont excusées.
Résumé d’étape : (…) “« C’est toujours l’action d’une poignée de gens [..] »”
Jeudi 26 juin • 5ème étape • Montargis – Orléans / 78 km
A Sully-sur-Loire, la caravane sera accueillis par Sylvie et Bruno David.
Puis, le soir sur Orléans : soirée anti GPII du Loiret à Saint-Jean-de-Braye, rue de la Bissonnerie sur le site d’un futur GPII “Décathlon” – 19h30 – Apéritif partagée puis, disco soup, feux de joie et bonne humeur.
Résumé d’étape : (…) “« une belle vue sur la ville d’Orléans [..] »
Vendredi 27 juin • 6ème étape • Orléans – Blois / 63 km
Dona de Bordeaux rejoint la caravane et l’accompagne jusqu’à Notre-Dame-des-Landes.
Résumé d’étape : la belle surprise : Véronique et Jean Louis !

 

Samedi 28 juin • Repos de 10h à 13 h : distribution de flyers au Marché de Blois.de 18h à 20h à St-Claude-de-Diray : 7 Rue de La Franchetière – Festival « Vive le Feu »
Projection/débat du film “Déchets radioactifs, 100 000 ans sous nos pieds ?” de Dominique Hennequin – Durée : 52 minutes
Résumé d’étape : Une jour de repos pas de tout repos !
Dimanche 29 juin • 7ème étape • Blois – Montlouis-Tours / 73 km
Goûté à Montlouis + projection du film (lieu et heures à déterminer).

Echopresse : Le périple antinucléaire fait étape
Lundi 30 juin • 8ème étape • Tours – Saumur / 71 km
Etape du midi : Pique nique avec les militants de Chinon en bord de Loire.
Projection/débat – Le comité Saumur – Chinon de soutien aux opposants au projet d’aéroport à Notre Dame des Landes propose une projection-débat autour du projet de ferme des Mille Vaches et du site d’enfouissement de Bure le 30 juin prochain à la MJC de Saumur à 19h30 – Plus d’infos : ICI
Mardi 1er juillet • 9ème étape • Saumur – Angers / 48 km
Mercredi 2 juillet • 10ème étape • Angers – St Florent / 41 km
Un couple de cycliste rejoint à la caravane à Angers
Jeudi 3 juillet • 11ème étape • St Florent – Sucé-sur-Erdre / 45 km
La caravane vélo rejoindra à Oudon celle partie d’Angers le 30.

La dernière étape partira de Vigneux le vendredi 4 juillet pour arriver à Notre-Dame-des-landes par la ferme Bellevue. Une grande fête y est prévue à partir de 18 heures pour accueillir toutes les convergences.

Les 5 et 6 juillet, n’oubliez pas : l’abandon (du projet), c’est maintenant !
(1) – Si vous souhaitez rejoindre ce parcours à Vélo,
vous pouvez contacter Irène au 06 91 71 54 52 pour tous renseignements complémentaires – ou par mail : gunepin.irene@wanadoo.fr /
ENSEMBLE pour renforcer les actions contre les Grands Projets Inutiles Imposés (GPII), pour la préservation des terres et des emplois agricoles, pour un autre choix de société qui ne mettrait plus en danger la biodiversité et l’avenir des générations futures…